Le jeu du Sujet coûte

Le jeu du Sujet coûte

La méconnaissance du prix à payer entraîne une dette qui ne pourra jamais être remboursée (par définition) : monnaie de singe (ce qui, au vu de l’économie actuelle, n’est pas très gentil pour les singes). Complaisance à me citer :

Traverse 7 : Sophisme et schizophrénie(s)
Pour prolonger ce qui a été dit des « mots plastiques », la sémantique doit être considérée comme un moyen important qui devient une arme redoutable dans les mains de la communication qui provoquera / gérera le flou par (entre autres) extension et confusion.
Dans le domaine qui nous occupe, nous prendrons juste deux exemples
Investissement désigne aussi bien 1) une mise spéculative sur un avenir que l’on veut « sûr et certain » et 2) un pari sur l’avenir d’un projet à rentabilité différée. C’est bien pourquoi peuvent exister simultanément des surplus de liquidités et un manque de liquidités, la finance spéculative ne voulant pas courir le risque d’entreprendre. De là à déduire que le néo-libéralisme est un meilleure fossoyeur du capitalisme que… euh
Crédit et Dette deviennent synonymes. Le crédit est l’expression d’un dynamisme social puisque il permet la réalisation d’investissements dans une économie réelle. La dette est l’enregistrement statique d’une somme due pour l’accomplissement d’une consommation et qui ne peut être rendue. Une dette est facilement effaçable alors que l’on est toujours redevable d’un crédit.
Avec ces 2 exemples, en y mêlant les étymologies et des remarques linguistiques, on pourra jouer longtemps et constater comment se manifeste la / les schizophrénies. Des considérations anthropologiques sur l’économie du don et du contre-don mettront facilement en évidence comment les sociétés traditionnelles (dite sous-développées, émergentes, etc.) avaient développé (!) une intelligence sociale pour ne pas régresser à un stade anal. (2014 :72-73)

Pour se penser sage et douée de raison, la folie a besoin de rationalisation qu’elle prend, dans la confusion, pour la raison : quantophrénie !

Nous ne sommes plus dans le capitalisme, aptitude à prendre des risques, nous sommes au-delà, dans un discours sur la prise de risque, où des détenteurs de parachutes, adeptes du principe de précaution, encouragent des consommateurs prolétarisés à « sauter dans le vide » (pardon, « à entreprendre »).

Au vu des qualités de nos représentants,l’expression « Démocratie représentative » se transforme en oxymore. Il est vrai qu’on a ce qu’on mérite et que notre stade de consommateurs prolétarisés ne mérite pas autre chose !Aimé Shaman