Le lion et l’agneau partageront la même couche, mais l’agneau ne dormira pas beaucoup.
Woody Allen
Lettre ouverte aux mangeurs de viande
Le cure-dents, dernier épisode de la vie du bœuf paisible et filandreux.
Francis Blanche
La lecture de Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser m’a fait prendre conscience qu’on est plus antispéciste par refus de la souffrance que par amour des animaux (voir en particulier Quatrième partie – Le véganisme, un monde sans animaux, pp. 121 et suivantes) .
Si l’on adhère à cette remarque, on sera d’accord pour relever que ce mouvement et le mouvement vegan – que j’entends ici comme idéologie politique et non hygiène alimentaire -participent des stratégies générales pour « faire disparaître le réel », stratégie qu’exige la reproduction du capital.

© Larson
Après cette lecture, qui met en évidence les aspects antihumanistes des idéologies de philosophes antispécistes, et en constatant les liens qui existent entre antispécisme, véganisme et des firmes comme Cargill, Monsanto, etc., je ne peux m’empêcher de penser que le XXIe siècle sera antispéciste comme le XXe siècle aura été national-socialiste.
Les technologies numériques et l’aptitude à la servitude volontaire via les réseaux sociaux dispensera de l’installation coûteuse de camps et de miradors.
Les années 2050 s’annoncent très dures et cela risque de gâcher ma joie d’être devenu centenaire, grâce au bonheur que m’offrait la médecine. Mais d’ici là, je pourrais toujours relire avec intérêt le livre de Pierre-Henri Castel, Le Mal qui vient.
Miradors allumés, despotisme éclairé
Aimé Shaman (qui, sans lassitude, se répète)