Quelques propos de Paul Jorion extraits de Misère de la pensée économique (2015, Flammarion)
La spéculation.
On entend souvent dire : « la spéculation a toujours existé », sur le même ton d’évidence sentencieuse que les Américains adoptés jusqu’en 2007 pour affirmer : « le prix de l’immobilier résidentiel ne baisse jamais. » Or ce n’est pas vrai : l’interdiction de la spéculation fut en vigueur jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, et c’est l’abrogation des lois existantes qui lui permit de prendre son envol.
[…] En France il s’agit de l’article 421 du code pénal qui affirmait : « les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics sont punis des peines portées à l’article 419. »
Les attendus de l’abrogation de l’article 421 en France en 1885, et, à la même époque, à quelques années près, dans les autres pays d’Europe et l’Amérique, invoquent tous la même raison : répondre aux attentes du milieu des affaires qui réclamaient une telle évolution depuis plusieurs dizaines d’années déjà. (Paul Jorion, 2015:125).
Nos politiques et nos juristes peinent… Ils rédigent des lois, transformant l’incapacité de gouverner en actes de gouvernance et étendant le concept de contre-productivité au droit, dans la judiciarisation.
Po-si-ti-ver ! La congélation des ovocytes comme moyen de retarder la procréation fera que les DRH auront moins à dégraisser eux-mêmes. Ce moyen de différer permet de laisser subtilement le travail au successeur.Aimé Shaman