Un pâté de maison est-il compatible avec le véganisme ?
Au chapitre de la schizoïdie fonctionnelle : plus l’humain devient « inhumain », plus l’Homme s’occupe, se préoccupe, du bien-être des animaux… Pardon, des animaux non-humains.
Cette dernière expression est assez révélatrice : opposer les animaux non-humains à l’animal humain trahit la position anthropocentrique des anti-spécistes.
Pour ma part, je préfère garder une autre distinction : c’est parce que l’homme cesse d’être « humain », qu’il devient non-humain, qu’il maltraite les animaux. C’est pour désigner les comportements non humains, par anthropocentrisme déculpabilisateur, que l’homme les baptise « comportement animal », « bestial », etc.
« Un homme, ça s’empêche ! », paroles auraient dites le père d’Albert Camus et relatées par ce dernier (que je cite de mémoire).
Dans ce capitalisme pulsionnel où le marketing joue à « Ça percé », où est l’empêchement ? Si un homme, ça s’empêche de pulsionner, un consommateur, ça se dépêche de consommer.
Qui veut noyer son chagrin ne commence pas par lui apprendre à nager.
Aimé Shaman