L’environneur environné (1)

L’environneur environné (1)

En « très », c’est tout vert

Dans la mesure où l’homme est « de nature », tout discours qui se revendique « écologiste » est, par nature, impérialiste. Au début du cinéma, les frères Lumière ont tourné L’arroseur arrosé. Bientôt la fin du film avec L’environnement environné ?

La transition écologique se situe dans une réflexion entre ce que le marketing nous présente comme nécessaire et ce que l’écosystème nous pose comme impossible.

Mais l’homme, non pas prédateur, mais colonisateur opportuniste, prétend qu’à lui, tout est possible. Il ne se privera pas par contre de fixer aux autres les limites de leurs possibles et ce, afin de conserver le pouvoir.[

Mégalomane, « maître et possesseur de la nature », les yeux fixés sur son nombril pour définir son « environnement », l’homme se suicide dans l’oxymore cartésien. Il fait penser à ces divorcés qui tuent leurs enfants pour que l’ex conjoint ne puisse en profiter.


Michel Serres nous présente cette matrice

(Philosophie Magazine, hors-série numéro 39).


« Je brûle les ressources de la Terre, mais j’ai les moyens ! » clame sapiens sapiens, vautré sur l’illusion de sa raison et de son libre arbitre. Quelle jouissance que celle de l’homme qui sera le dernier à tirer du sol le dernier litre d’hydrocarbures dont l’extraction aura coûté la consommation des 10 avant-derniers litres.

Ce n’était que 17 ans avant les subprimes..

Si tu veux zapper, j’prépare la bière

Aimé Shaman