Oracle, Ô Désespoir
Modeste pensée vers Georges Fourest
Les liens entre Apollon Et Leto se resserrent. Le Dieu tue le serpent Et crée le renseignement. Pythien sera son nom, Il a sauvé sa mère. Sommes là, foule inquiète, Ventres creux, c’est la diète. Nous attendons l’oracle, Voulant croire aux miracles. Nous attendons l’oracle… Mais la pythie renâcle. Elle a faim la speakeuse, Et la crevasse creuse. La vapeur, sans reproche, Noie le tabouret proche. Les prêtres se consultent, Reverra-t-on le culte ? Il faut qu’la pythie bouffe, Et fasse que ça l’étouffe ! Pour que l’oracle dîne, Qui fera la cuisine ? Le sort tombe sur un jeune… * Que l’oracle déjeune, Qu’on apporte une miche Et lui fasse un sandwich. La foule inquiète est lasse. Elle ne vient pas, Helas!** “Nous reviendrons demain... Nous verrons bien la fin...” Murmure la patientèle. Les prêtres eux font du zèle. Et puis soudainement... La pythie vient en mangeant. * Le fameux bleu de Delphes. ** Et non pas Hellas.

© Champagne Benoît Dehu et © Galerie Alexis Bordes
Dans la religion grecque antique, la Pythie (en grec ancien Πυθία), également appelée Pythonisse, est l’oracle du temple d’Apollon à Delphes. Elle tire son nom de « Python », le serpent légendaire qui vivait dans une grotte à l’emplacement du site actuel du sanctuaire, et qui terrorisait les habitants de la région autour du mont Parnasse avant d’être tué par Apollon. (Wikipedia)
L’espace est ce qui fait que tout n’est pas à la même place. Le langage est ce qui fait que tout ne signifie pas la même chose.
Baudrillard, Jean. Cool Memories (1980-1985).

Heureux qui comme une huître a fait un beau voyage.
Aymé Shaman, en direct d’Arcachon