Georges Zimra. 2013. Les marchés de la folie. Paris. Berg international.
La fétichisation de la marchandise telle que Marx en parle n’est pas celle dont Freud traite lorsqu’il parle du fétiche. Cette distinction permet de questionner ce qui distingue une société dite perverse, pour autant que cette appellation signifie quelque chose, d’une société illimitée, permissive. Si nous voulons saisir ce qu’il en est de la jouissance marchande, il nous faut en passer par celle du pervers pour distinguer ce qui relève du déni de la castration chez l’un et d’une stratégie de son évitement dans une société illimitée, chez l’autre. Quelle est la place des objets marchands dans notre société, à quelles jouissances me convoque-t-il ? ( p. 122).
Et si la stratégie consistant dans l’accumulation dans l’accumulation de biens matériels permettait de rester au stade anal ?
Le passage d’une violence œdipienne à la violence narcissique peut faire croire à une augmentation des pervers alors qu’il ne s’agit que d’une augmentation de comportements pervers narcissiques, exigence de survie dans un système néo-libéral dont l’homéostasie imposerait de passer des psychopathologies aux socio-pathologies.
Les vices privés font les vertus publiques et les abeilles font leur miel depuis quelque temps déjà !
Economics are the method.The object is to change the soul.Margaret Thatcher